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La communication est devenue un élément stratégique pour les cabinets d’avocats. Les clients recherchent en ligne, comparent, lisent les avis, parcourent les sites web et évaluent la crédibilité d’un professionnel en quelques secondes.

Pourtant, de nombreux cabinets reproduisent encore des erreurs simples qui nuisent à leur visibilité et limitent leur capacité à attirer de nouveaux clients.

Voici les erreurs les plus courantes constatées dans la communication des avocats en 2025, et surtout, comment les éviter.


1. Considérer que la communication est « optionnelle »

Beaucoup d’avocats imaginent encore qu’une bonne réputation suffit à attirer des clients.

En réalité, la majorité des personnes cherchant un avocat utilisent aujourd’hui Internet comme premier réflexe : recherche Google, avis clients, site web, réseaux sociaux, etc.

Ne pas communiquer revient donc à laisser l’espace à ses concurrents.

Ce qu’un avocat peut faire :

Même une communication simple et régulière suffit à créer une différence notable.


2. Publier au hasard, sans stratégie définie

Publier “quand on a le temps” conduit à un résultat très limité.

Sans ligne éditoriale, l’audience ne comprend pas l’objectif, et les plateformes ne valorisent pas les contenus irréguliers.

Ce qu’un cabinet peut structurer :

  • Une cible claire (entreprises, victimes, familles, etc.)
  • Des thèmes précis (procédure pénale, préjudices corporels, droit routier…)
  • Un calendrier éditorial
  • Des formats récurrents : articles pédagogiques, conseils pratiques, posts LinkedIn, actualités du cabinet.

Une stratégie simple mais stable donne des résultats concrets.


3. Employer un vocabulaire trop technique

Le jargon juridique crée une distance entre le cabinet et les clients.

Un justiciable ne maîtrise pas les concepts tels que « l’exécution provisoire », « la mise en examen » ou « la consignation.

L’objectif de la communication d’un avocat n’est pas de prouver sa maîtrise technique, mais de rendre les informations compréhensibles et rassurantes.

Bonnes pratiques utiles :

  • privilégier les explications simples,
  • illustrer par des exemples concrets,
  • structurer les idées avec des paragraphes courts,
  • éviter les phrases longues et complexes.

La clarté renforce la confiance.


4. Avoir un site web trop généraliste

Beaucoup de sites se contentent d’énumérer les grands domaines du droit :

Droit pénal – Droit civil – Droit du travail – Droit de la famille.

Ce type de présentation est trop vague. Elle ne répond pas aux questions des internautes, et n’est pas optimisée pour le référencement.

En 2025, un site efficace est :

  • spécifique (pages dédiées par problématique, non par domaine théorique),
  • orienté besoins client,
  • conçu pour une lecture mobile,
  • optimisé SEO avec des contenus structurés et utiles.

Quelques exemples de pages plus performantes :

  • « Contestation de permis de conduire à Angers »
  • « Victimes d’agression : comment obtenir une indemnisation ? »
  • « Garde d’enfants : comment préparer votre dossier ? »

Plus une page répond précisément à une question, plus elle attire les bons clients.


5. Négliger Google Business Profile

La fiche Google est souvent le premier point de contact entre un client et un cabinet.

Pourtant, certaines fiches d’avocats sont incomplètes, mal renseignées ou ne comportent aucun contenu publié.

Un profil Google optimisé peut afficher :

  • l’adresse,
  • les horaires,
  • des photos du cabinet,
  • des actualités,
  • des réponses aux avis clients,
  • le numéro de téléphone et l’itinéraire en un clic.

Répondre aux avis est également essentiel : cela montre que le cabinet est actif, professionnel et à l’écoute.


6. Vouloir être présent sur trop de réseaux sociaux

La multiplication des réseaux sociaux entraîne souvent l’effet inverse de celui recherché : manque de régularité, incohérence graphique, abandon progressif des comptes…

Pour un avocat, il n’est généralement pas utile d’être partout.

En pratique, LinkedIn est le réseau le plus pertinent : professionnel, clair, adapté aux contenus informatifs.

Instagram ou Facebook peuvent être intéressants selon les spécialités, mais seulement si un vrai rythme de publication peut être tenu.

Mieux vaut un réseau maîtrisé que plusieurs comptes inactifs.


7. Copier la communication des autres avocats

Reprendre les mêmes publications que d’autres cabinets (citations, visuels déjà vus, phrases standards…) ne permet pas de se démarquer.

Une communication efficace repose sur :

  • l’authenticité,
  • un style propre au cabinet,
  • une ligne graphique reconnaissable,
  • des exemples issus de l’expérience,
  • une tonalité cohérente.

Ce qui inspire davantage la confiance, c’est la singularité, pas l’imitation.


Conclusion

En évitant ces erreurs, un avocat améliore sa visibilité, son image professionnelle et sa capacité à attirer de nouveaux clients.

La communication n’a pas besoin d’être complexe : elle doit être régulière, claire, utile et adaptée aux attentes des justiciables d’aujourd’hui.

Avec une stratégie simple mais structurée, un cabinet peut obtenir des résultats significatifs sans y consacrer un temps démesuré.